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Théâtre de l’intranquillité

 

  

Créé en juillet 2011, le Théâtre de l’Intranquillité est une association régie par la loi du 1er juillet 1901.

« (…) Cette association a pour objectif de promouvoir et de diffuser la culture critique au sein de l’espace public. Que ce soit par la vulgarisation des idées, la création éditoriale, la recherche scientifique ou la réalisation de spectacles vivants (en particulier sous une forme théâtrale), le théâtre de l’Intranquillité a vocation à opérer une défétichisation des rapports sociaux et des mythologies qui fondent, au sein des sociétés capitalistes avancées, les divisions arbitraires de l’ordre social. Il s’agit, par le biais d’une activité de production culturelle, de travailler au décloisonnement disciplinaire au profit d’une alliance féconde entre les sciences humaines et sociales, le champ politique et la sphère artistique. Cette posture critique s’incarnera donc tant dans la théorie scientifique que dans le concret de la pratique artistique. »

« Je ne conçois un avenir (comment te l’expliquer ?) que dans une espèce de déséquilibre permanent de l’esprit, pour lequel la stabilité est non seulement un temps mort, mais une véritable mort. »

Bernard-Marie Koltès,« Lettre à sa mère »  (20 juin 1969), in Lettres, Paris, éd. de Minuit,  2009.

« Mon souhait serait que les historiens, les romanciers, les poètes et les dramaturges échangent leurs méthodes pour explorer les sujets qu’ils ont en commun. Ils produiraient des genres différents, mais peut-être complémentaires de savoirs qui enrichiraient notre compréhension du passé et du présent. »

Marcus Rediker, « Interview », Revue des Livres, n° 2, nov.-déc. 2011.

« L’ignorance des complexités de la société contemporaine provoque un état d’incertitude et d’anxiété générales, qui constitue le terrain idéal pour le type moderne de mouvement de masse réactionnaire. De tels mouvements sont toujours ‘‘populistes’’ et volontairement anti-intellectuels »

Theodor W. Adorno, Étude sur la personnalité autoritaire, Paris, Allia, 2007.

 
 
 
SI L’AMOUR N’ÉTAIT PAS

de Thierry Beucher

Auteur et metteur en scène. Diplômé du Conservatoire National de Région de Rennes (1985 à 1988), Thierry Beucher a aussi participé à plus d’une vingtaine de spectacles comme comédien, avec différentes compagnies de la région Bretagne. Depuis 2011, il est le directeur artistique du Théâtre de l’Intranquillité (Rennes).

Cette pièce est née loin de France, dans la solitude d’un voyage, dans un quartier précis, Lapa, à Rio de Janeiro. Une nuit comme une autre, où des rencontres de hasard s’agrègent autour de discussions qui évoquent pêle-mêle, les difficultés de la vie, du travail, des sentiments, mais aussi les désastres du monde, les riches et les pauvres, la corruption des politiques ou la violence de la police.

Des communautés éphémères se constituent sur des rapports de langage et/ou de désirs, avec des gens qui boivent et dansent jusqu’à l’aube, avant de se disloquer jusqu’à une nuit prochaine, où elles se reconstitueront à nouveau, avec les mêmes, ou bien avec d’autres…

Au-delà des faits précis, c’est ce mouvement-là que je voulais saisir, pour le confronter ensuite, avec les évènements récents et la vie d’ici. Je voulais saisir ce mouvement, qui par l’ouverture qu’il crée, permet non seulement un rapprochement des êtres, mais qui le faisant, vient aussi bousculer le partage habituel des places de chacun, et donner ainsi de ce monde – ici ou ailleurs, une vision autre que celle, atrophiée, que l’idéologie néolibérale, nous impose plus ou moins directement, avec la violence que l’on sait.

Je ne sais pas du tout si ce que j’écris est politique. En fait, je ne le pense pas. J’essaie simplement de me situer dans un écart, et avant même de pouvoir nommer cet écart, de saisir le mouvement d’une persistance des pensées et de notre être sensible, qui par le lien que leur rapprochement découvre, affirmerait par la négative, non seulement que ce monde est bien celui d’une destruction, mais qu’il y demeure malgré tout une espérance autre, qui si elle n’est pas intacte, du moins persiste à demeurer autre.

Si l’amour n’était pas a été lue au festival « Regards croisés » (Grenoble – 2017), et au festival d’Uzeste (2018). Elle également a obtenu la bourse de l’association Beaumarchais-SACD, pour l’aide à l’écriture (2018).

 
 
 
MONTORIN

De Thierry Beucher

Précisons tout de suite qu’il s’agit bien d’un spectacle, même si la forme en est un peu particulière puisque l’actrice qui est devant nous lit le texte qu’elle a sous les yeux. Elle lit, mais elle le fait en incarnant une présence dans un temps et un espace qui au fur et à mesure deviennent ceux de la fiction dans laquelle elle nous entraine. Ainsi en partant d’un degré zérode représentation, nous voyons devant nous la fiction advenir. Car bien qu’il y ait lecture, il y a aussi lumières, costume, décor, interprétation. En bref, il y a bien la recherche d’une émotion non pas donnée par la simple lecture sèche du texte, mais transmise par le corps et la pensée de l’actrice en mouvement.

Ce forme particulière s’inscrit aussi dans une recherche qui est une tentative d’explorer des chemins de représentation qui puissent déjouer les ressorts du spectaculaireauquel nous sommes soumis à longueur de temps en dehors même du théâtre.

La question qui se pose est alors la suivante : Comment faire un spectacle, qui tout en privilégiant l’émotion, ne tombe pas dans le spectaculaire qui assigne au spectateur une passivité ?

La question est très vaste, et ne saurait trouver ici sa seule réponse, mais une des possibilités est peut-être  de partir d’une réalité partagée avec les spectateurs (l’acteur est dans le même temps, le même lieu, et a un rapport d’adresse directe avec eux), de poser sans illusion les éléments qui construiront la fiction (texte, lumières, costume, décor…) puis de voir comment l’actrice qui est devant nous, avec ces éléments disparates, va modifier cette réalité partagée, pour en faire surgir une autre, celle de la fiction qui est nous racontée.

La proposition est ici de montrer le processus, et viser ainsi à ne pas livrer un objet tel quel, mais en montrer l’élaboration au temps présent, faire en sorte que celui qui regarde, participe à cette élaboration.

Sortir du spectaculaire, c’est tenter de sortir d’un rapport où il y aurait l’acteur qui produit et le spectateur qui subit. Au contraire, il s’agirait plutôt d’essayer de brouiller ce partage habituel des tâches, en disant que celui qui regarde pousse celui qui joue à ouvrir un chemin particulier, pour que ce dernier entraine à son tour le premier dans le sillage de son propre mouvement. On retrouverait par là, le sens premier du mot émotion (qui donne mouvement).

Sortir du spectaculaire, c’est chercher la réouverture d’un présent partagé, pour le rendre modifiable.

Rien de nouveau là dedans, car ce n’est qu’une des définitions nombrables du théâtre, mais dans la société du spectaclequi est la notre, et qui nous assigne à une si grande passivité, peut-être n’est pas inutile de réinterroger aussi le lieu même du spectacle, dans sa fonction, dans sa forme, dès lors que l’on cherche à s’inscrire en faux, devant cet état de fait.

Rechercher dans le fond, mais aussi dans la forme, des chemins qui puissent créer des écarts, est ce qui est présenté ici, et la formule « lecture mise en scène », à défaut d’être un en deçàd’une forme aboutie, est bien aussi une tentative assumée rendant compte de cette préoccupation.

  

Comédienne : Alice Millet

 
 
 
LES UZTOPIES DE BERNARD LUBAT

Adaptation de Thierry Beucher d’un dialogue entre Fabien Granjon et Bernard Lubat

  

Comédiens : Philippe Languille, Alice Millet.

 
 
 
LES CAFÉS SOCIO

L’objectif des cafés socio est de présenter, dans une ambiance à la fois studieuse et conviviale, soit des problématiques, soit des recherches à dominante sociologique qui relèvent de perspectives critiques. Souhaitant innover quant à l’aspect formel des interventions et rompre avec un certain académisme faisant écran au partage des savoirs, chaque séance prendra forme autour d’une conférence qui sera agrémentée de lectures et suivie d’un débat avec la salle. Une bibliographie synthétique sera proposée pour chaque thème.

  • Quelle place pour une sociologie critique aujourd’hui ? 
  • La religion, c’est les autres
  • Vous avez dit postcolonial ?
  • Féminisme, Gender et Queer studies, etc.